Comprendre
la perte d’équilibre

pourquoi la perte de stabilité est-elle
progressivement plus importante avec l’âge ?

Vous avez remarqué que votre parent hésite davantage lorsqu’il marche ? Qu’il s’appuie plus souvent sur les meubles ou les murs ? Qu’il semble moins sûr de lui dans les escaliers ou lorsqu’il se lève d’une chaise ? Ces petits changements sont souvent discrets au départ. Pourtant, ils peuvent être les premiers signes d’une perte d’équilibre chez la personne âgée.

Contrairement aux idées reçues, une chute n’arrive généralement pas « par hasard ». Elle est souvent la conséquence de plusieurs facteurs qui s’installent progressivement avec le temps. Comprendre pourquoi les personnes âgées tombent est la première étape pour mettre en place des solutions efficaces de prévention des chutes.

Chiffres clés

Environ une personne de 65 ans et plus sur trois chute au moins une fois par an. Après 80 ans, cette proportion augmente encore. Les chutes représentent la première cause de décès accidentel chez les personnes âgées.1

1 senior / 3

chute

chaque année2
0

HOSPITALISATIONS3

0

Décès

en lien direct3

Pourquoi l’équilibre
change-t-il avec l’âge ?

Notre équilibre repose sur un véritable travail d’équipe entre le cerveau, les yeux, l’oreille interne, la mâchoire, les muscles, les articulations et les pieds. Chez un adulte jeune, toutes ces informations sont analysées en quelques fractions de seconde pour nous permettre de rester debout, de marcher ou de réagir rapidement si nous trébuchons. Avec l’âge, ce système reste performant, mais il devient progressivement moins réactif.

Les muscles deviennent moins puissants4

À partir de 50 ans, la masse musculaire diminue progressivement. Les jambes deviennent parfois moins fortes et certains gestes du quotidien demandent davantage d’effort. Se relever, monter une marche ou rattraper un déséquilibre nécessite alors plus de temps
et d’énergie.

La vision évolue1

Avec les années, distinguer un relief, une marche ou un changement de niveau peut devenir plus compliqué. Dans un environnement peu éclairé, le risque de trébucher augmente naturellement.

Les réflexes ralentissent5

Le cerveau continue d’analyser les informations, mais la transmission des messages est légèrement moins rapide qu’auparavant. Lorsque le pied rencontre un obstacle ou glisse légèrement, il devient parfois plus difficile de corriger immédiatement sa posture.

Les pieds changent eux aussi5

On pense rarement aux pieds lorsqu’on parle d’équilibre. Pourtant, ils sont les premiers capteurs de notre stabilité. Avec l’âge, le pied de la personne change :

  • Dureté accrue, sécheresse et perte d’élasticité
  • Troubles morphostatiques du pied (le pied s’élargit)
  • Perte de la masse musculaire
  • Altération du contrôle postural
  • Altération des organes sensoriels

C’est pourquoi ils jouent un rôle essentiel dans la prévention des chutes. Ainsi, la stabilité commence par les pieds.

Certains facteurs augmentent encore le risque de chute

Le vieillissement naturel n’explique pas tout. Plusieurs situations peuvent accentuer une perte d’équilibre ou favoriser une chute.

Certaines PATHOLOGies
peuvent perturber l’équilibre6 :

CERTAINS TRAITEMENTS
PEUVENT ENTRAÎNER :

C’est notamment le cas de certains somnifères, anxiolytiques, antidépresseurs ou traitements contre l’hypertension7. Il est important de ne jamais arrêter un traitement seul. En revanche, si une sensation d’instabilité apparaît, il est recommandé d’en parler avec son médecin ou son pharmacien.

D'autres situations de la vie

Une perte d’équilibre n’est pas réservée aux personnes âgées. Pendant la grossesse, par exemple, le centre de gravité du corps se déplace progressivement avec le développement du bébé. Les modifications hormonales rendent également les articulations plus souples, ce qui peut entraîner une sensation d’instabilité, notamment au deuxième et au troisième trimestre8.

Les premiers signes qui
doivent alerter4

La perte d’équilibre ne se manifeste pas toujours par une chute. Bien souvent, elle commence par de petits changements du quotidien.

Vous pouvez être attentif si votre proche :
  • Marche moins vite qu’avant
  • Hésite avant de franchir une marche
  • S’appuie régulièrement sur les meubles évite certaines sorties par peur de tomber
  • Trébuche plus souvent
  • A déjà chuté, même sans gravité

Ces signes ne doivent pas être ignorés. Plus les solutions sont mises en place tôt, plus il est possible de limiter le risque de chute et de préserver l’autonomie.

Le saviez-vous ?

Après une première chute, de nombreuses personnes développent une peur de tomber4. Cette appréhension peut conduire à réduire les déplacements, diminuer l’activité physique et, paradoxalement, fragiliser davantage l’équilibre.

Pourquoi est-il important
d'agir rapidement ?

Une chute peut avoir des conséquences bien au-delà de la blessure.

Elle peut entraîner4 :

  • Une perte de confiance
  • Une diminution des déplacements
  • Un isolement social
  • Une perte progressive d’autonomie
  • Des hospitalisations parfois longues

C’est pourquoi la prévention des chutes repose sur une approche globale.

L’activité physique, le suivi médical, l’aménagement du domicile, une bonne vision, mais aussi le choix d’un chaussage adapté sont autant de leviers qui permettent de réduire le risque de chute.

En effet, les chaussures jouent elles aussi un rôle essentiel dans l’équilibre et certaines innovations peuvent contribuer à améliorer la stabilité au quotidien.

Plan national
antichute2

FAQ

Avec l’âge, les muscles perdent progressivement de leur force, les réflexes deviennent un peu moins rapides, la vision évolue et certaines maladies peuvent apparaître. L’ensemble de ces facteurs explique pourquoi une perte d’équilibre chez la personne âgée devient plus fréquente.

Un léger changement de l’équilibre peut être lié au vieillissement naturel. En revanche, des pertes d’équilibre répétées, desvertiges ou des chutes ne doivent jamais être considérés comme une fatalité et nécessitent un avis médical.

Certains somnifères, anxiolytiques, antidépresseurs ou traitements contre l’hypertension peuvent provoquer des étourdissements ou une baisse de vigilance5. Si ces effets apparaissent, il est conseillé d’en parler avec un professionnel de santé.
La prévention des chutes repose sur plusieurs actions complémentaires : pratiquer une activité physique régulière, contrôler sa vue, adapter son logement, faire le point sur ses traitements et porter des chaussures offrant un bon maintien et une bonne stabilité. Elles sont détaillées dans le Plan national antichute.

Les pieds sont le premier point de contact avec le sol. Ils transmettent en permanence des informations au cerveau pour maintenir la stabilité. Un chaussage adapté participe donc pleinement au maintien de l’équilibre et à la réduction du risque de chute.

Pourquoi les personnes âgées perdent-elles l’équilibre ?

Avec l’âge, les muscles perdent progressivement de leur force, les réflexes deviennent un peu moins rapides, la vision évolue et certaines maladies peuvent apparaître. L’ensemble de ces facteurs explique pourquoi une perte d’équilibre chez la personne âgée devient plus fréquente.

Après une chute, certaines personnes développent une peur de tomber. Cette appréhension peut les conduire à limiter leurs déplacements, à réduire leur activité physique et à perdre progressivement confiance en elles.

Non. De nombreuses personnes retrouvent leur autonomie après une chute. En revanche, lorsque les blessures sont importantes ou que la peur de retomber s’installe, les conséquences peuvent être durables.

Une chute modifie souvent l’organisation familiale. Les proches peuvent être amenés à accompagner davantage la personne âgée, à sécuriser son logement ou à réorganiser leur quotidien pour prévenir une nouvelle chute.

Il n’est pas possible d’éliminer totalement le risque, mais il peut être fortement réduit grâce à une démarche globale de prévention des chutes : activité physique adaptée, suivi médical, aménagement du domicile et port de chaussures offrant une bonne stabilité.

Qu’est-ce que le Plan national antichute des personnes âgées ?

Le Plan national antichute est un programme lancé par le Gouvernement en 2022 pour réduire les chutes graves chez les personnes de 65 ans et plus. Il repose sur cinq axes : repérage des risques, sécurisation du logement, aides techniques, activité physique et téléassistance.

Il n’est pas possible de supprimer totalement le risque, mais il peut être réduit grâce à une approche globale associant activité physique, suivi médical, aménagement du domicile et équipements adaptés.

Les chaussures influencent directement les appuis, la stabilité et la qualité de la marche. Un chaussage adapté participe à la sécurité des déplacements et s’intègre dans une démarche globale de prévention des chutes.

Non. Elles constituent un levier parmi d’autres. Les recommandations des autorités de santé insistent sur une approche globale associant plusieurs mesures complémentaires.

La prévention des chutes concerne les personnes âgées, mais aussi leurs proches aidants et les professionnels de santé qui les accompagnent au quotidien.

Pourquoi les pieds sont-ils importants pour l’équilibre ?

Les pieds sont les premiers à entrer en contact avec le sol. Ils transmettent en permanence des informations au cerveau qui permettent d’ajuster la posture et de maintenir la stabilité.

Oui. Des chaussures mal ajustées, usées ou insuffisamment stables peuvent favoriser certains déséquilibres. À l’inverse, un chaussage adapté participe à une meilleure stabilité et s’inscrit dans une démarche globale de prévention des chutes.

Il est recommandé de privilégier des chaussures fermées, offrant un bon maintien du pied, une semelle stable, une bonne adhérence et un ajustement précis afin de sécuriser les déplacements.

Non. Les recommandations des autorités de santé insistent sur une approche globale associant activité physique, suivi médical, aménagement du domicile, contrôle de la vision et choix d’un chaussage adapté.

Notre technologie a été développée pour accompagner les personnes dont l’équilibre devient plus fragile. Elle ne remplace pas les autres mesures de prévention, mais constitue un levier complémentaire pour favoriser des déplacements plus sûrs et préserver l’autonomie.

Références

1. Ministère de la Santé – Sante.gouv.fr : Prévention des chutes chez les séniors et les personnes âgées : publication d’un manuel pratique à destination des professionnels
2. Plan antichute des personnes âgées, Ministère chargé de l’Autonomie, dossier de presse, lundi 21 février 2022,
https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/dp_planantichuteaccessible28-02-2022.pdf (accessible le 21/09/2026).
3. Bulletin Chutes, Hospitalisations et mortalité en lien avec une chute chez les personnes de 65 ans et plus en France, Données 2015-2024, Santé publique France, 12 mars 2026.
4. HAS. Personnes âgées à risque de chute. 28 mars 2024.
5. Mourey, F. (2011). Pied et vieillissement: effets sur l’équilibre et la déambulation
6. Hubert Blain, et al.. Activité physique et prévention des chutes chez les personnes âgées. [Rapport de recherche] Institut national de la santé et de la recherche médicale(INSERM). 2015, Paris : Inserm : Editions EDP Sciences (ISSN : 1264-1782) / 518 p. ⟨inserm-02102899
7. Colliat, et al, J. B. (2025). Les médicaments à risque de chute. La Presse Médicale Formation, 100745.
8. Dunning et al. (2003). Falls in workers during pregnancy: risk factors, job hazards, and high risk occupations. American journal of industrial medicine, 44(6), 664-672.